Start it @KBC veut faire de la Belgique le paradis de la govtech

Start it @KBC veut faire de la Belgique le paradis de la govtech

Le plus grand accélérateur du pays lance un appel international aux start-up qui veulent transformer les pouvoirs publics

Mercredi 18 juillet 2018 — Start it @KBC, le plus grand accélérateur du pays, veut attirer les start-up govtech du monde entier vers la Belgique. La govtech est un domaine d’activités relativement récent. La concentration importante d’institutions internationales dans notre pays en fait le lieu idéal pour le développement de ce type de start-up. « Avec les govtechs, la Belgique peut devenir ce que Londres est aux fintechs, Boston aux medtechs et Israël au hardware. » Les autorités fédérales belges sont en tout cas très enthousiastes.

Aux Etats-Unis, les start-up govtech comme OpenGov ou Quorum ont le vent en poupe. En effet, elles transforment les pouvoirs publics en propulsant ceux-ci dans l’ère numérique. En Europe, le secteur demeure toutefois grandement inexploré. Lode Uytterschaut, Fondateur et CEO de Start it @KBC, est convaincu qu’il existe un énorme marché pour les start-up actives dans le domaine gouvernemental.

« Au niveau international et national, les pouvoirs publics font face à des défis colossaux en matière de progrès technologiques. Leur taille et leur structure les empêchent parfois d’embrasser pleinement l’innovation, alors qu’ils devraient pouvoir répondre aux évolutions sociétales. Les start-up peuvent ici jouer un rôle crucial, en soutien des pouvoirs publics. Dans notre pays, la start-up Citizenlab, qui faisait partie de l’une des premières promotions de Start it @KBC, assiste aujourd’hui des dizaines de villes et communes afin d’augmenter la participation citoyenne au travers des canaux numériques. »

Suivre l’exemple de Londres et de Boston
Start it @KBC veut faire de la Belgique le pays des govtechs. « Londres est connue dans le monde entier comme la capitale des fintechs et des mediatechs ; Israël est celle du hardware et Boston celle des medtechs. La Belgique a tout ce qu’il faut pour devenir the place to be pour les govtechs », explique Anna Thomlinson, Managing Director de Start it @KBC. « Le marché des start-up govtech se limite souvent aux institutions locales ou nationales. En Belgique, leur champ d’activités est beaucoup plus vaste : nous sommes le siège de la majorité des institutions européennes et de l’OTAN. La Belgique compte en outre non pas un, mais six gouvernements. Les start-up du secteur bénéficient donc de très nombreuses opportunités ! », sourit-elle.

Alexander De Croo, Ministre fédéral de l’Agenda numérique, abonde dans le même sens : « En tant que pouvoirs publics, nous ne voulons et ne pouvons pas tout faire nous-mêmes. C’est donc tout logiquement que nous faisons appel aux start-up afin de soutenir, par leurs idées et leur créativité, la transformation digitale des services publics. Depuis le début de cette année, nous travaillons par exemple avec Itsme® pour permettre au citoyen de se connecter, de manière mobile, aux applications en ligne du gouvernement fédéral. Il existe encore de très nombreuses opportunités de collaboration, c’est pourquoi je suis très heureux de l’initiative prise par Start it @KBC de connecter les start-up govtech innovantes avec les pouvoirs publics. »

Appel international
Afin d’attirer les start-up govtech dans notre pays, Start it @KBC lance un appel international qui sera notamment diffusé au travers du GAN (Global Accelerator Network), le plus grand réseau d’accélérateurs du monde dont fait partie Start it @KBC.

« Nous travaillons ardemment à une proposition attractive destinées aux start-up govtech, ainsi qu’à un environnement qui leur offrira un maximum d’opportunités de croissance », confirme Anna Thomlinson. « Ces start-up pourront évidemment compter, comme nos 600 autres jeunes pousses l’ont fait avant elles, sur l’assistance d’experts et sur une offre de mentorat, d’ateliers et d’espaces de travail. Nous les aiderons également à trouver les meilleures voies de financement. Nous discutons aussi actuellement avec des acteurs publics et des personnes qui gravitent autour de ceux-ci, pour ouvrir un maximum de portes aux start-up govtech. Celles-ci font en effet face à une série de défis spécifiques : elles doivent par exemple se faufiler au travers de très grandes organisations, aux procédures particulièrement lourdes. Nous voulons également les aider dans ce domaine. »

Les start-up intéressées peuvent se porter candidates, tout comme d’autres start-up d’ailleurs, en introduisant leur dossier sur www.startit.be. Celui-ci doit être envoyé pour le 18 septembre au plus tard.